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L’odyssée Omanaise

23 Janvier 2019
Evènements
 L’odyssée Omanaise voyage escalade camp

Camp soutient le nouveau projet d'escalade d'Anais Aquioupiou.

Anais nous présente son projet :

 

 - L’odyssée Omanaise -

 

De retour de 2 semaines de grimpe en Jordanie, j’avais des étoiles plein les yeux. Des paysages à couper le souffle, du désert à perte de vue; une population accueillante et curieuse de nos habitudes, une culture très enrichissante et bien évidemment, des canyons rouges où la grimpe rimait à chaque fois avec aventure. Les itinéraires sont rarement évidents, le caillou fragile mais superbement sculpté, les descentes paumatoires et les couchers de soleil restent collés à la rétine. Voilà ce qui me porte à fuir la grisaille francilienne et à partir toujours plus loin pour m’émerveiller sans cesse et respirer un autre air.

Passionnée par les voyages, les aventures et fervente amatrice de grandes voies, j’avais plusieurs idées en tête. Gravir les sommets, dompter les falaises font partie intégrante de ma vie. Le Maroc me plaisait bien mais je souhaitais une destination un peu moins fréquentée. L’Algérie avec le Hoggar m’attirait depuis toujours, mais pour des raisons géopolitiques, je me suis dit qu’il valait mieux attendre. J’avais déjà entendu parler du Sultanat d’Oman mais je ne connaissais pas vraiment. C’est après plusieurs conversations entre amis qu’une aventure au pays des sultans a germé dans mon esprit.

 

 

Je me suis alors mise à fouiller un peu la toile  en quête d’informations sur ce pays encore assez méconnu des grimpeurs. Les images que j’ai trouvées sur Oman étaient démentes. Quelques blogs de guides recensaient de nombreuses grandes voies dans des canyons géants. Arnaud Petit et Read Macadam avaient également mis en ligne deux vidéos réalisées à Oman. Je découvrais alors la diversité des pratiques et la beauté des paysages. Des secteurs de blocs et de highballs, aux bigwalls en terrain d’aventure de 1000 mètres, en passant par des couennes sportives ou des grandes voies de 200 à 400 mètres plus ou moins équipées. Même du psychobloc! Tout ceci entre oasis, canyons ,désert et mer… J’étais décidée! Ma prochaine destination grimpe serait le Sultanat d’Oman.

Il ne me restait plus qu’à convaincre Louis de m’accompagner.      

 

 

Louis, c’est un bleausard. Je veux dire par là qu’il n’était pas, il n’y a encore pas si longtemps, familier avec tous nos coinceurs et protections diverses de l’escalade traditionnelle. Sans parler des marches d’approche à rallonge qu’il redoutait un peu. C’est l’été dernier que je l’envoie poser ses premiers coinceurs et dès le début il m’impressionne. Quelques hésitations mais il est très vite à l’aise. 

L’été se déroule en enchaînant les grandes voies, plus ou moins équipées, dans différents massifs, et au fil du temps il m’apparaît comme une évidence que je dois lui parler d’Oman. Le voyant émerveillé à chaque longueur de voie, à chaque rappel, je n’ai aucun doute : l’idée va forcément lui plaire.

 

A la fin de l’été j’évoque alors l’idée de partir découvrir cette région du monde. Mais cela n’a pas l’effet escompté. Loin de me décourager, j’adopte un angle d’attaque différent. Je me mets à feuilleter des photos d’Oman devant lui et cette fois-ci ma tactique fonctionne, sa curiosité commence à être piquée. Je lui présente alors les falaises surplombantes de Wadi Tiwi, celles de Wadi Tanuf. J’enchaîne avec le Jebel Misht et ses 1000 mètres de haut ou encore les énormes blocs de Valley of Giants, perdus au milieu d’une palmeraie. C’est bon, j’ai fait mouche. Son regard s’illumine, les questions commencent à fuser, il est partant!

 

Nous voilà maintenant à un mois du départ. Les billets sont pris, la voiture est réservée, le matériel est complet - merci aux partenaires! - et les grimpeurs entraînés. Le topo dans les mains, il ne nous reste plus qu’à choisir ce que l’on souhaite faire. Il y a tellement de secteurs paradisiaques et de voies attirantes qu’il est difficile de faire son choix. Ce qui est sûr c’est que ce sera l’aventure!