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Benjamin Chamoux, un choix de vie dédiée au sport de haut niveau

07 Mai 2019
Evènements
Benjamin Chamoux, un choix de vie dédiée au sport de haut niveau

Benjamin Chamoux, un choix de vie dédiée au sport de haut niveau.

Benjamin Chamoux est un athlète de 25 ans vivant à La Roche-Sur-Foron, membre du club des sports de Chamonix, Benjamin a déjà plusieurs très bons résultats à l’échelle nationale avec par exemple une seconde place aux championnats de France par équipe ainsi qu’un titre de champion de France espoir de sprint. Il fait partie de la team CAMP depuis 2014.

Comment as-tu découvert le ski alpinisme ? Depuis quand le pratiques tu ?

 J’ai découvert le ski alpinisme avec des copains rencontrés lors de ma première année en licence Staps. C’était à 19 ans, en 2013.

Bruno Magnien

Comment se passe une saison de compétition pour toi ?

 Pour moi une saison c’est environ 25 départs en compétition. La majeure partie du temps je m’entraîne seul. Même si j’essaie de maximiser au plus les séances d’entraînement avec les copains ou avec le club de Chamonix.

Qu’elles sont les compétitions que tu affectionnes le plus ?

J’ai un petit peu plus de réussite sur les formats très courts comme le sprint, ainsi que les courses plus longues comme la Pierra Menta, le Tour du Rutor, la Mezzalama ou la Patrouille des Glaciers.

Pour arriver en pleine forme et confiance à une compétition quelle est ta routine pour te préparer ?

Avec les années, j’ai appris à savoir ce qui fonctionnait ou non. Pour un objectif majeur dans la saison, une phase importante reste la période « d’affûtage », 2 à 3 semaines pré-compétition pour ma part. L’objectif est de conserver les acquis tout en évacuant la fatigue induite par les entraînements.

 

L’été afin de préparer ta saison quels sports pratiques tu ?

Hors-saison, je pratique majoritairement du vélo, de la marche/course à pied, du ski-roue ainsi que quelques sorties montagne.
La charge horaire est plus importante que durant la saison hivernale. Hors semaine de récupération, cela va de 10-15 heures à 20-25 heures par semaine. Je pratique aussi quelques compétitions, en majoritairement des kilomètres verticaux et courses en montagne sans objectif hormis celui de progresser et de se préparer pour l’hiver.

En parallèle de ton parcours sportif, suis-tu un cursus scolaire/activité professionnelle ?

Je possède une licence Staps et travaille actuellement au Parcours aventure de Cruseilles en saison estivale. Je suis en train de passer le Brevet Nationale de pisteur secouriste pour l’hiver prochain. Car je ne pourrais pas pratiquer à haut niveau sans une activité professionnelle à côté pour palier à mes dépenses, étant donné que même avec de très bonnes places en compétition internationales, il est impossible de vivre du ski-alpinisme en France.

Comment combines-tu sport de haut niveau et vie professionnelle ?

Selon moi, la vie professionnelle fait du bien à la vie sportive lors des moments difficiles, et inversement.

Lorsque j’étais à l’école, je bénéficiais d’un statut particulier me permettant de m’organiser comme je le voulais entre les cours, les entraînements et les compétitions. J’ai pris mes deux derniers hivers pour pratiquer le ski alpinisme à cent pourcent. En saison estivale à l’accrobranche, j’ai la chance de travailler avec des personnes qui me soutiennent, me comprennent totalement et font le maximum pour me permettre d’allier les heures de travail et les heures d’entrainement.

Est-ce que et comment ton entourage t’aide dans ton sport ?

 Mon entourage m’aide beaucoup par la compréhension dont ils font preuve dans le pourquoi d’une telle implication pour une discipline sportive. Certaines personnes ne comprennent pas trop et pense que l’on « s’amuse » au lieu de travailler. Mes parents m’ont notamment permis de « démarrer » dans la discipline. Lorsque l’on part de zéro et qu’on est encore à l’école, les deux-trois mois de vacances pour travailler ne suffisent pas à combler les dépenses d’une saison de ski-alpinisme. Ils sont venus mettre ce petit coup de pouce financier nécessaire, aujourd’hui comblé par mes sponsors.

Comment arrive-tu as combiner tes entrainements avec les cours ?

 Lorsque j’étais à l’école, je bénéficiais d’un statut particulier me permettant de m’organiser comme je le voulais entre les cours, les entraînements et les compétitions.
J’ai pris mes deux derniers hivers pour pratiquer le ski alpinisme à cent pourcent. En saison estivale à l’accrobranche, j’ai la chance de travailler avec des personnes qui me soutiennent, me comprennent totalement et font le maximum pour me permettre d’allier les heures de travail et les heures d’entrainement.


Quels conseils pourrais-tu nous donner pour concilier au mieux les deux activités ?

Je pense que quand on veut, on peut. A partir du moment où l’envie est là, quasiment tout est possible à condition de savoir s’organiser, se faire un peu violence et faire preuve d’une certaine discipline au quotidien. Le tout en oubliant pas d’en tirer le maximum de plaisir possible ;)