Camp - Cassin - Camp Safety

HUMAN ENERGIES, Chine et Mongolie...

15 Juin 2012
Evènements

Chine

          Nous voilà donc au terme de ces 19 jours de mer. Beaucoup de kilomètres et de découvertes mais maintenant on veut redevenir terrien et repartir à l’aventure avec notre carapace bleue sur le dos.

          C’est en pleine forme que nous mettons le pied en Chine. Comme on s’y attendait il n’est pas facile de quitter le bateau. Cette fois-ci ce n’est pas la douane qui pose problème mais l’agent portuaire qui ne sait pas trop comment il doit procéder pour débarquer deux passagers. Heureusement il parle anglais et on finit par être déposés dans une ville que nous pensons être Taijing. Il s’avèrera que c’était Kanduu, mais on n’a pas saisi la différence exacte…

          Et d’un coup on réalise qu’on est en Chine. Tout le monde est petit (sisi, même Max parait grand), tous les yeux sont rivés sur nous et bridés, les gens crachent, les bâtiments sont à moitié fini en mode « made in China » et surtout il y a des sortes de gribouillis que nous ne comprenons pas partout… Nous entrons dans un restaurant et dans les trucs à choisir il y a des crapeaux géants et surtout vivants… Ce sera pour plus tard, allons-y progressivement.

          On finit par réussir à trouver une gare et à sauter dans un train direction Beijing où nous logerons chez Cédric un ancien mineur qui travaille ici. On n’est pas peu fier d’avoir réussi à arriver entier chez lui (on a même pris le métro en chinois, c’est vous dire).

          Comme nous avons plus d’une semaine de retard sur le planning initial, la Chine n’est plus un pays d’étude et la seule raison pour nous d’être ici est d’y obtenir le visa mongol qui est le seul manquant à notre beau passeport.

          Comme nous avons l’expérience du visa chinois (sisi, rappelez-vous…), nous préparons tous les documents dont nous pensons avoir besoin. Il nous manque cependant une lettre d’invitation, mais ça, n’allons pas non plus la faire nous-même. Nous finissons par nous pointer comme des fleurs à l’ambassade (enfin après l’avoir cherchée pendant un bon moment)  juste pour avoir des informations. La Chine nous avait enseignés la patience au niveau visa. Et là on nous apprend que comme nous sommes français, il suffit juste que l’on paye et pouf, notre visa sort d’une chapka mongol. Stupéfait mais bien heureux, c’est mission accomplie.

Cela nous a tout de même pris une petite semaine et on aura eu le temps de découvrir la mémorable nourriture chinoise (les vers à soie c’est pas très bon…) et de visiter un peu. Petite anecdote : Nous sortons du monument le plus célèbre à Pékin, la cité interdite. Deux chinoises, pas belles, pas moches nous accostent et font mines d’être trop contentes de pratiquer leur anglais, qui plus est avec des français. Nous, nous ne sommes pas trop étonné car on nous a déjà demandé de prendre des photos avec nous (ah la célébrité… ) et puis on est content de rencontrer un peu des locaux. Du coup nous commençons à discuter avec elles. Elles nous proposent d’aller boire un thé. Jusque-là rien d’anormal me direz-vous. On va donc dans un salon de thé, à deux pas de la cité interdite, un lieu qu’elles ne connaissent soi-disant pas. On prend du thé, nous discutons, la vie est belle quoi. Et puis il arrive le moment de payer et là la vie est moins belle… A plus de 50 euros le thé, on change un peu de tête si vous voyez ce que je veux dire… Elles nous font miroiter que c’était vraiment un très bon thé et que cela n’a rien de choquant. Elles sont deux et elles aussi alignent 50 euros. On paye donc et ce n’est que quelques minutes plus tard que l’on réalise qu’elles nous ont bien eu les garces… Nous qui pensions qu’après tant de kilomètres on commençait à être vacciné contre les arnaques on s’est bien fait avoir, et par des chinoises en plus… Cédric se moquera bien de nous car l’arnaque est plus que classique parait-il.

          En conclusion, les chinois sont des petits filous qui ont quand même une très belle culture, mais surtout nous avons été impressionnés par le développement du pays. Il faut dire que vu la puissance chinoise  que nous avions vu dans les pays traversés avant, nous nous attendions à au moins ça.

From China to mongolia

          Il est maintenant l’heure de quitter cette Chine direction la Mongolie. Deux solutions pour cela, le train ou le bus. Nous opterons pour le bus car moins cher et plus marrant selon nous. D’ailleurs à peine monté dans celui-ci nous ne le regrettons pas car le bus est « sleeper », c’est-à-dire que ce ne sont pas des sièges, mais des lits pour les passagers. Bon ce sont des lits de taille chinoise, mais tout de même. Nous sommes stupéfaits car nous avons quand même déjà fait pas mal de kilomètres en bus, mais jamais aussi bien installés (il y avait même un film en chinois, ou en mongol je ne sais pas trop). Du coup nous ne voyons pas passer la nuit pour finir par débarquer à la frontière côté chinois au petit matin. A partir de là, l’aventure commence.

          Heureusement on rencontre Boggy un mongol qui retourne à Ulanbaatar (capitale de Mongolie que nous nommerons UB par la suite) et qui nous aide à passer la frontière. On ne peut pas la passer à pied et il nous faut donc payer une voiture pour traverser. Pour l’histoire, passer la frontière coute aussi cher que venir de Pékin en bus… C’est un peu long mais on finit par mettre les pied à Zuman-Uud (nous n’y pouvons rien si les noms mongols sonnent aussi…mongols) d’où est censé partir en train pour la capitale.

          Seulement, le train est plein et nous ne pouvons plus acheter de billets, même pour le lendemain… Ça commence bien. Heureusement notre ami Boggy a plus d’un tour dans son sac et il nous dit d’attendre l’arrivée du train et qu’il ira négocier directement avec les hôtesses du train. Nous, devant le peu d’alternatives que nous avons, nous choisissons de lui faire confiance.

          Le train arrive. Il est comme dans les films, vert et très long. Il ne faut pas oublier que c’est un train « transsibérien ». Sur le quai les centaines de petits commerçants qui sont allés faire leurs affaires en Chine commencent à s’agiter et se préparent à monter leurs paquets dans le train. De son côté Boggy part en mission et revient 15 minutes plus tard victorieux avec des places pour nous. Nous embarquons avec tous les mongols et surtout tous leurs paquets pour 12 heures de train.

          Après une nuit bien agitée, nous voilà à Ulanbaatar. La Mongolie commence bien et surtout les mongol(e)s nous ont déjà séduits tant par leur physique que par leur gentillesse.

Mongolia : UB

          C’est depuis la capitale mongole que nous allons préparer les prochaines semaines. La Mongolie est bien connue pour sa nature, ses habitants nomades et ses chevaux. Nous comptons bien y étudier l’accès à l’énergie chez les nomades. En quête de nouvelles aventures nous planifions dans un premier temps d’acheter 3 chevaux et de partir à l’aventure rencontrer les nomades. Des informations que nous avons eues jusqu’ alors, il sera un peu difficile d’acheter des chevaux mais après, ça promet. Seulement on nous explique que le kilo de viande de cheval vaut 5000 T ( soit 3 euros). Un cheval faisant environ 250 kilos, le prix d’un cheval est donc de… 1 250 000 T (soit 800 euros). Non pas qu’ils mangent tous les chevaux, mais ils basent leur prix sur ce marché… D’un coup on commence à revoir un peu nos plans car même si nous avons quelques économies nous ne pouvons pas nous permettre l’achat de 3 chevaux que nous ne serons pas sûr de revendre. On décide donc de partir tout pareil, mais avec 2 beaux chevaux, dans la force de l’âge et bien décidés à vivre une belle aventure, NOUS et nos sacs de 25 kilos. On arpente le marché local appelé Black Market pour préparer l’aventure. Il faut dire que l’on peut tout trouver ici, y compris des pickpockets qui malheureusement pour eux louperont leur coup. Après l’achat de cartes, de nourriture et autre matériel nous filons dans un bus direction Tsertserleg et la région de l’Arkanghai. Nous pensons partir 15 jours et aller de yourtes en yourtes tout en demandant à louer des chevaux régulièrement aux nomades car quand même ne pas faire de cheval en Mongolie ce serait un peu comme ne pas manger de cassoulet en venant en Savoie (blague que certains comprendront…). Nous n’avons aucune idée de la distance quotidienne que nous ferons avec nos carapaces mais nous mettons cap au nord car la carte y promet steppes, rivières, montagnes et forêts.

Aventure Mongole

          Les sacs sont faits, entre 25 et 30 kilos chacun, le chapeau sur la tête, la boussole en main. Nous sommes prêts. Un bus nous a déposés à Tsetserleg dans l’Arkhangaï. Nous n’avons pas trop d’itinéraire précis. Peut-être rejoindre une route qui passe au-dessus à 250 km de là. Entre les deux : LE WILD, yes man LE WIIIIILD. Moins d’une heure après les premier pas, je m’arrête. Nous avons vite fait de quitter les quelques baraques et immeubles de cette petite ville et de se retrouver dans une petite vallée verte à l’herbe rase et aux flancs parsemée de mélèzes. Arrêt forcé au bout d’à peine 40 minutes de marche. La bonne idée que j’ai eue de mettre mes bottes mongoles pour les faire à mes pieds a plutôt eu l’effet inverse. Mes pieds se sont plutôt faits à mes bottes, je dirais même ils ne s’y sont PAS faits. Trois ampoules en 40 minutes, c’est du jamais vu. Et dire que nous partons pour 15 jours de marche au milieu de la nature…

          Dès le premier soir, la magie nous entoure. Le même rituel s’opérera chaque fin de journée. Nous sommes émerveillés par la beauté de la nature qui nous accueille. Des prairies d’herbe encore sèches de l’hiver, avec des bouleaux et des mélèzes. Pas de traces, ou peu d’une civilisation humaine. Quelques yourtes au loin avec le bruit des troupeaux. Nous cherchons un peu de bois pour le feu, installons la tente et commençons la soirée en cuisinant sur les braises. Le soleil nous procure le bonheur de jouir de ses rayons jusqu’à 21h30, cela change des 18h du Nicaragua.

          Ne pouvant pas tout vous raconter tellement ce fut beau, nous allons vous livrer des fragments d’aventures.

          Alors que nous marchions dans le fond d’une vallée, après avoir passé un col perdu dans les forêts mongoles, nous apercevons une grosse tache jaune dans le paysage au loin. Curieux, nous nous rendons dans cette direction. En arrivant sur place, nos chaussures marchent sur du sable. Un oasis à l’envers. Des dunes au milieu des mélèzes. Un morceau de Sahara incrusté dans les steppes. Nous garderons le souvenir de ce moment particulier où nous avons croisé un petit ruisseau d’une beauté exceptionnelle serpentant sous les mélèzes aux racines ensablées.

          Le mauvais temps arrivant, nous sommes montés sur une dune, et comme un refuge en haute montagne, trois yourtes sont apparues au loin, trois taches blanches signifiant que nous allions bientôt être au chaud, à l’abri, le vent n’aura plus d’emprise sur nous. Une heure de marche plus tard, nous sommes en face de deux familles mongoles, toutes les personnes sont sorties lorsque les chiens ont signalés notre présence. Nous sommes accueillis chaleureusement avec une tasse de thé mongol (sorte de lait de brebis bouillis mélangé à de l’eau, du thé, auquel on ajoute un beurre un peu salé) et nous découvrons encore une fois la chaleur d’une yourte. Des couleurs, de l’ordre, de la sérénité, une ambiance typique. Nous aimons. Nous passerons deux jours dans cette famille, le temps de se reposer, de comprendre un peu leur mode de vie en cette saison. La journée sera agrémentée de la traite des brebis, puis des chèvres. Nous avouons être assez mauvais… Evènement marquant. Alors que nous prenions le thé dans la yourte, le voisin rentre et ressort aussitôt avec un long couteau. La maitresse de maison nous fait le signe du « couic ». On entend une brebis bêler. Nous comprenons. Vous aussi. À peine le temps de sortir et elle se retrouve sur le billard. En trois minutes, l’opération est terminée. Très très efficace. Une petite fente au niveau de l’estomac, le mongol rentre sa main dans le ventre, y trafique on-ne-sait-quoi et quasi-immédiatement, la brebis passe de l’autre côté. Ensuite il ne reste plus qu’à lui enlever son petit pyjama, à faire sécher la viande et elle servira dans des bouillons au riz dont les mongoles ont le secret.

          Au cours de notre épopée nous aurons la joie de voir des forets, des vallées désertes, des steppes ventées, des collines herbeuses avec des chevaux courant librement au milieu. Ces paysages constitueront le bonheur de notre marche. Un soir, après une bonne journée de marche, nous venons heurter une belle rivière. Evidemment, nous voulons camper de l’autre côté. Nous enlevons nos pantalons, mais gardons nos chaussures. Nous ne savons pas vraiment comment nous y prendre. Il s’agit de notre première vraie traversée d’une grosse rivière. Allez, on va pas faire les fiottes comme on dit. On se cherche un deuxième bâton, juste comme ça et c’est partit, à la flotte. Léo attaque droit devant. Au bout de deux mètres, nous nous rendons vite compte de la situation. Depuis la berge, je m’inquiète fortement. Léo a de l’eau jusque sous les fesses. Le courant semble avoir beaucoup d’emprise sur lui. Son équilibre n’est pas glorieux. Il semble buter sur des pierres. Et il reste encore une bonne quinzaine de mètres. Finalement, cela passera sans aucune casse. Pas mal de peur, un petit pipi dans la culotte et surtout une bonne leçon. Dorénavant, nous irons repérer sans les sacs le meilleur endroit pour traverser.

          Alors que nous marchons au bord de la rivière, en montant sur les falaises alentour, dans des vallées désertes, sans aucune trace de yourte ni même de troupeau de chevaux, Léo m’annonce « un truc de fou, tu vas voir ». En effet, au détour d’un rocher, j’aperçois un immense hélicoptère. Un monstre de l’armée russe au milieu de rien. Nous nous approchons et tombons sur un camp. Il s’agit en fait du président d’une des plus grosses compagnies minières de Mongolie (MAK) venu passé trois jours de vacances afin de pêcher dans la nature sauvage de Mongolie. Et il est venu avec tous ses petits copains politiciens (ex-premier ministre compris…) et autres, tous en hélicoptère. Nous sommes invités à sa table. Nous ne refusons pas l’invitation bien évidemment, d’autant que cela fait presque dix jours que nous ne mangeons qu’un bol de riz le soir, du thé le matin et des gâteaux avec de la faisselle le midi. Nous commençons vraiment à ressentir la faim. On nous tend un verre de vin. Nous regardons la bouteille : Chateauneuf-du-Pape « La Bernardine 2008 ». Au milieu du WILD. Nous repartons après un shot de Vodka Grey Gouse Made in France. Incroyable, ils nous ont même offerts des cuillères MEPPS afin de pécher en de bonnes conditions. Nous repartons dans l’après-midi, encore ébahis, sous le choc.

          Les journées suivantes seront agrémentées de marche, de pêche de truites de plus de 40 centimètres, de rencontres de nomades, de sourires et de grandes discussions. Cette aventure, cet isolement du monde, ces nombreux pas dans une nature si belle sera aussi l’occasion pour chacun de nous de penser, réfléchir, prendre du recul sur notre projet et repenser à tous ces merveilleux moments que nous avons vécus cette année et durant les 20 et quelques années qui nous séparent de notre naissance.

          Après quinze jours de marche, nous sommes d’accord qu’il est temps de penser à retourner à la ville, de continuer notre périple. Nous nous dirigeons alors vers ce qui ressemble à un rassemblement de yourte, presque un village. En s’approchant, nous entendons un haut-parleur. Nous nous disons « tiens, il y a le cirque Zavatta… ». Il s’agit en fait d’un meeting de deux politiciens en campagne. Au milieu de rien. Ils ont convoqué tous les mongols des alentours et vas-y que je t’explique tout mon programme et tout ce qui t’arrivera de bien si tu votes pour moi. Enfin on s’imagine parce que vous connaissez notre niveau de connaissance de la langue Mongole. Les techniciens nous déposerons ensuite proche de la route que nous visions deux semaines auparavant. Et nous voilà au terme de plus de 250 km de marche. Il ne reste plus qu’à rentrer en stop à UB. Enfin plus qu’à…vite dit vite fait comme dirait l’autre…

          En fait de vite dit vite fait, cela ne prendra pas longtemps de trouver une voiture qui veuille bien nous ramener à UB, par contre, pour atteindre UB, l’aventure continue. Nous sommes sept entassés dans un 4*4, à rouler sur des pistes en mauvais état. Evidemment, au bout d’une heure, nous crevons. Pas de problème, on change la roue sans même éteindre le moteur.  Deux heures plus tard, même scénario à la tombée de la nuit. Coup de chapeau du proprio, il avait prévu le coup. Il sort une deuxième roue de secours de son coffre. Ce coup-là par contre nous sommes à sec niveau rechange. Nous continuons. Vers minuit, alors que je tente de m’endormir écrabouillé entre Léo et le papy à coté de nous, le 4*4 s’enlise. Bloqué dans la poussière et la terre. Impossible d’avancer, il faut creuser. Et c’est partit pour tout dégager. Au bout d’une heure d’effort, enfin nous réussissons à sortir de ce piège. Au passage Léo aura plongé son pied entier dans une belle flaque de boue glacée. Nous reprenons la route. Trois heures plus tard. Re-bingo-belotte. Crevaison. Sauf que là, nous sommes au milieu de rien et plus de roue de secours. Et il fait froid. Et pas de place pour rester dans la voiture bien sûr. Nous allons pour planter la tente quand une voiture s’arrête et nous prête une roue de secours. Ouf sauvés. Il faudra encore une panne d’essence et 500 kilomètres parcourus à 70km/h car le moteur chauffait trop pour arriver à la capitale après 24h de voyage. Mais l’aventure est notre joie de vivre ! Et puis nous nous serions peut-être embêtés si nous avions pris simplement le bus (qui ne passait peut-être pas d’ailleurs…)

          Nous avons donc passés 18 jours au total dans la beauté de la nature de Mongolie, à rencontrer les nomades, les forêts et rivières, à se confronter à de longues heures de marche sous la chaleur, sous le froid aussi. De nombreux moments de réflexions, de souvenirs et de voyage en pensée vers nos montagnes savoyardes, nos amis et nos familles aussi. Même sans avoir de langage commun nous avons mieux compris le mode de vie mongole. Il est incroyable de voir la chaleur que l’on peut faire passer juste avec des sourires et des gestes simples. Pas de cheval non plus car pas de bonne opportunité, peut-être étions nous trop exigeants. Le reste fut tellement bien que nous n’en fûmes même pas déçus.

          Ce fut une expérience magique et inoubliable. Un voyage au sein de notre périple que nous ne sommes pas prêts d’oublier.